La greffe rénale : démarche

A. Du donneur au receveur 

La greffe rénale est une des greffes d’organes bénéficiant plusieurs types de donneur : donneur en état de mort encéphalique, donneur vivant, donneur mort après arrêt cardiaque persistant.

1- Donneur en état de mort encéphalique :

La mort encéphalique correspond à la mort du cerveau et donc de toute activitéLa greffe rénale : démarche arrow-10x10 cérébrale. Elle est la conséquence de l’arrêt définitif de la perfusion cérébrale. Le donneur, ne pouvant plus respirer spontanément en raison de la mort du cerveau, est intubé et ventilé ; il est également perfusé pour permettre à son coeur d’alimenter et oxygéner correctement les organes.

La mort encéphalique se définit par des critères cliniques :

- absence de conscience et absence d’activité motrice spontanée,

– abolition de tous les réflexes du tronc cérébralarrow-10x10

-absence de ventilation spontanée obligatoirement vérifiée par une épreuve d’hypercapnie,

auxquels s’ajoute obligatoirement des examens complémentaires qui attestent du caractère irréversible de la mort encéphalique :

- deux EEG (électro-encéphalogramme) plats, aréactifs de 30 minutes à 4 heures d’intervalle

- un angioscanner qui atteste de l’arrêt de la perfusion cérébrale.

Le procès attestant de la mort doit être signé par deux médecins différents.

2- Donneur vivant : 

Le donneur vivant quant à lui obéit à une loi de bioéthique datant du 7 juillet 2011, qui stipule que le donneur vivant doit être soit le père ou la mère du receveur, ou par dérogation, son frère ou sa soeur, ses grands-parents, son fils ou sa fille ou ses cousins ou cousines germaines. Cette loi s’applique uniquement dans le cas où le donneur ayant un lien familial avec le receveur est compatible. Si aucun membre de la famille n’est compatible avec le receveur, les médecins peuvent faire appel à un donneur étranger qui doit être le plus compatible possible.

Pour la greffe rénale, un donneur vivant est évidemment plus intéressant car la demi-vie d’un greffon est de 20 ans alors qu’elle n’est que de 13 ans chez un donneur en état de mort encéphalique.

3- Donneur mort après arrêt cardiaque persistant

Lorsqu’un individu meurt suite à un arrêt cardiaque persistant (impossibilité de le réanimer après plusieurs tentatives), ses organes sont maintenus en vie grâce à des tuyaux branchés sur le corps du donneur et qui alimentent l’aorte et la veine cave puisque le coeur ne fonctionne plus.

4- Bilan à réaliser chez le donneur avant transplantation : 

Le donneur, en état de mort encéphalique ou vivant, est soumis à une série d’examens ayant pour but de vérifier l’absence de contre-indications qui seraient un risque chez le receveur :

- prise de sang pour le dépistage des maladies viralesarrow-10x10 : hépatite B, hépatite C, VIH. La séro-positivité pour le virus du sida est une contre-indication absolue à la transplantation.

- prise de sang pour la compatibilité sanguine (O, A, B, AB) et HLA

- scanner corps entier pour le dépistage d’éventuelles tumeurs

- échographie du coeur

NB : un donneur vivant doit également bénéficier d’un bilan psychologique avant la transplantation.

4- Compatibilité :

Comme pour n’importe quelle greffe, la greffe rénale nécessite une compatibilité sanguine et du système HLA entre le donneur et le receveur.

- Un donneur de groupe A peut donner à un receveur de groupe A ou AB.

- Un donneur de groupe B peut donner à un receveur de groupe B ou AB.

- Un donneur de groupe AB peut donner à un receveur de groupe AB.

- Un donneur de groupe O peut donner à un receveur de groupe A, B, AB ou O.

Les principaux antigènes de transplantation sont les antigènes d’histo-compatibilité appelés « antigènes HLA ». Ces antigènes sont des molécules présentes sur l’ensemble de nos cellules très différentes au niveau de l’espèce humaine. Le système HLA peut être considéré comme une « carte d’identité biologique » permettant de différencier les individus entre eux. La probabilité que deux individus non apparentés soient HLA identiques est donc un évènement exceptionnel. Ceci explique, qu’en situation de greffe d’organes, le greffon étant le plus souvent issu d’un donneur non apparenté, les différences dans le système HLA entre le donneur et le receveur vont favoriser le rejet.

B. Du prélèvement à la transplantation

Lorsque le donneur et le receveur ne présentent pas de contre-indications, le médecin réanimateur responsable prend contact avec l’Agence de Biomédecine, qui tient à jour la liste nationale des patients en attente de greffe et répartit les greffons, et leur envoie les dossiers. L’Agence de Biomédecine fonctionne 24h/24 et 365 jours par an ; le choix des receveurs se fait en fonction des règles nationales de répartition.

L’organe est ensuite prélevé sur le donneur, à savoir que le rein peut se conserver 24h au maximum avant d’être greffé. Durant le prélèvement, les muscles, les veines et les artères reliant l’organe au corps sont sectionnés ; puis l’organe est conservé à quatre degrés dans un container spécifique à la conservation. A ce stade, l’équipe médicale débute la transplantation.

étapes greffe

 

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